Un rendez-vous incontournable avec notre tradition maritime
Nous allons nous rencontrer à Pasaia pour la troisième fois. Au lancement de cette initiative, en 2018, plus de cent bateaux participaient à ce grand rendez-vous des vieux gréements.
C’était un va-et-vient continu d’embarcations et d’équipages. Et lorsque tous ces vieux gréements ont pris le large, la petite crique de Pasaia n’était plus que voiles et que rames à perte de vue. Les regards des matelots et l’expression que l’on pouvait lire sur leurs visages n’étaient pas moins saisissants. C’était un mélange de surprise et de joie. Une joie contagieuse, également ressentie par les centaines de visiteurs venus ces jours-là avec la ferme intention de ne pas manquer un seul détail des différentes activités.
C’était un va-et-vient continu d’embarcations et d’équipages. Et lorsque tous ces vieux gréements ont pris le large, la petite crique de Pasaia n’était plus que voiles et que rames à perte de vue. Les regards des matelots et l’expression que l’on pouvait lire sur leurs visages n’étaient pas moins saisissants. C’était un mélange de surprise et de joie. Une joie contagieuse, également ressentie par les centaines de visiteurs venus ces jours-là avec la ferme intention de ne pas manquer un seul détail des différentes activités.
« Les embarcations traditionnelles en bois, petites ou grandes, sont des bibliothèques entières de savoir maritime… »
Tous étaient conscients d’assister à une rencontre qui allait marquer un avant et un après sur la côte basque. Nombreux furent ceux qui, après avoir visité le chantier naval-musée Albaola Itsas Kultur Faktoria – où l’on a construit une réplique du « San Juan », un baleinier qui quitta ce même petit port de Pasaia au XVIe siècle pour aller pêcher la baleine à Terre-Neuve – eurent l’impression d’avoir « vu de leurs propres yeux » le navire basque prendre le large, toutes voiles dehors. D’avoir vu les femmes sur les quais, presque toutes vêtues de noir, confier leurs prières au vent pour que l’équipage revienne sain et sauf.
Aujourd’hui, il ne reste de cette culture que des livres et quelques récits transmis par la tradition orale… Pourtant, cette culture renaît de ses cendres à l’occasion de rencontres comme celle qui nous a réunis à Pasaia et que nous nous apprêtons à revivre du 17 au 17 mai. Le grand intérêt de telles rencontres, entre autres points forts, est qu’elles permettront aux plus petits, après avoir assisté à l’édition de 2018, à celle de cette année, et aux suivantes, de pouvoir parler au présent de cette culture maritime, encore bien vivante, dont ils auront été les témoins.
Oosterschelde, goélette 3-mâts néerlandaise, construite en 1917